Activisme, engagement social, bénévolat et vue d’ensemble.

Nul besoin d’être un milliardaire pour être un mécène dans la vie des autres, il suffit de rester ouvert aux besoins des gens qui nous entourent et qu’on croise, et voir ce qu’on peut faire pour les aider. Bien souvent, ça ne nous coûte rien et nous paie en sourires. Depuis plus d’une vingtaine d’années j’aide les gens à revenir au jeu ou à découvrir la magie de notre sport national, le hockey. Bouger, « shaker le vieux avant kça pogne » et profiter de la vie et de la liberté que nous avons dans notre coin du monde. C’est une de mes formes d’activisme préférés, car ça fait bouger le monde au lieu de le regarder passer.

Dans un cadre différent, mais relié, j'ai milité activement il y a quelques années pour la préservation de notre patrimoine collectif à travers mes gestes et lettres en vue de préserver un bâtiment digne d’être sauvé des projets d’une administration qui ne respectait ni la loi, ni la voix de ses citoyens : j’ai nommé l’aréna Eric Sharp de Saint-Lambert. Lieu sacré pour certains, cette « cathédrale du hockey » était sous l’emprise d’individus sans vision ni jugement et était dans la mire des bulldozers. Le plan étant de remplacer ce chef d’œuvre architectural par un aréna aseptisé semblable à bien d’autres des milles à la ronde. Vous n’aviez pas besoin d’aimer le hockey mais simplement d’être sensible à la beauté, l’ambiance chaleureuse et le caractère unique des lieux pour réaliser que ce plan des élus cachait un agenda personnel qui n’a rien à voir avec le bien-être de la collectivité. Détruire au lieu de préserver et mettre en valeur une réussite architecturale qui élève les esprits. À travers une longue bataille nous avons eu gain de cause et l'aréna fut sauvé des griffes des promoteurs et de l'administration de l'époque. Ce qui m’amène à la réflexion suivante :

Nous devons cesser de mettre au pouvoir des gens qui le poursuivent afin de s’enrichir, eux-mêmes et leurs proches. Il est primordial, si nous voulons que les choses changent vraiment, de commencer par changer ceux qui dirigent notre société (pour ne pas parler des banques). En mettant au pouvoir des gens de cœur, d’esprit, dotés d’une intelligence pratique, et qui ont comme but de RÉELLEMENT améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens, nous verrons du changement. Arrêtons les commissions d’enquêtes qui gaspilles des fonds publiques, revoyons et simplifions les lois, faisons taire les lobbyistes, débarrassons-nous de tous ceux qui empêchent le progrès et une vrai justice et reprenons le contrôle de nos vies et de notre terre.

A entendre les excuses des gens de nos jours selon lesquelles ils ne peuvent pas faire ci ou ça, incapables de s’aider mutuellement, de bouger, de s’organiser et de pratiquer autre chose que la manette dans le divan, je trouve pathétiques ceux qui détournent leurs regards au lieu d’aider, de s’impliquer et de se tenir debout. Tout le monde veut que le système soit optimal, qu’on ne gaspille rien et qu’on atteigne des sommets sociaux-économiques mais le Québec et l’occident en général souffrent du confort et de l’indifférence. On veut la « totale » tant que c’est un autre qui se salit les mains et le fait à notre place. Ça dort au gaz pis ça se permet de chialer. Trop de gens ont des enfants sans penser et les mettent dans les mains des autres pour leur éducation, et ça met son propre avenir entre celles de brigands à "cassettes" qui décident de tout pour nous. Wake the fuck up !!! De vouloir changer le monde, ne serait-ce que de l’améliorer un peu durant notre passage sur cette boule d’argile serait envisageable dans une société moins névrosée, où la cellule familiale existerait vraiment et où une poignée de main et une parole vaudraient autant qu’un bout de papier. Avec la qualité des gens qui nous dirigent et nous volent et l’apathie généralisée du public, je doute malheureusement que les choses changent à moins qu’émerge de ce marasme et immobilisme collectifs un individu qui s’élève au-dessus de la mêlée et qui mette en action les rêves d’une société juste et équitable au lieu de simplement en parler comme je fais confortablement assis sur mon cul, du coin de mon îlot.

Sur une note plus joviale, ayant à une autre époque travaillé bénévolement avec les jeunes pendant plus de dix ans et ramassé par la suite à travers plusieurs levée fonds des montant qui ont soutenus Leucan, Jeunesse au Soleil, La Fondation des Canadiens pour l'Enfance et j’en passe, je crois qu'il est temps de revoir nos politiques de soutiens. Tous les assistés sociaux, étudiants, et profiteurs du système devraient redonner à la société à travers différents programmes pour soutenir les enfants, les ainés, les parents monoparentaux, les handicapés, les municipalités, les écoles et les organismes communautaires aux prises avec des coupures budgétaires, . Car la manière la plus efficace de tuer l’individualité d’une personne est de lui donner de l’argent à ne rien faire. C’est pourquoi bouger, aider, faire du bien aux autres leur en ferait en retour et, qui sait, les inspirerait peut-être à contribuer à l’effort collectif au lieu de s’assoir au milieu du bateau et regarder les autres ramer. Trop de gens abusent et ça doit cesser tout comme le système protectionniste des unions de travailleurs incompétent particulièrement dans le secteur publique. D’être une personne engagé ne veut pas dire faire partie de la parade en cognant sur une casserole, c’est faire des gestes et actions qui ont un résultat tangible sur la vie des autres et la nôtre. Oubliant le JE en se concentrant sur le NOUS, réalisant que le respect et l’empathie pour ceux qui nous entourent sont tout aussi importants que le but à atteindre, sinon plus, stimulant autre chose que l’économie mais bel et bien les gens qui en font partie. Avec la richesse et les surplus hydroélectriques dont le Québec dispose, n’est-il pas honteux et inutile de voir mourir de froid ou de chaleur des gens laissés pour compte? Les sans-abris, les travailleuses du sexe et les gens à faible revenu sans oublier ceux avec des problèmes psychiatriques devraient tous être pris sous la tutelle de l’Etat. Ouvrons un grand centre où tous seraient bienvenus, avec repas, douches et lit. Un lieu sécuritaire pour recevoir des « clients » et de l’autre côté du bâtiment, un endroit où les gens qui ont faims pourraient avoir accès à toute la nourriture qui se gaspille à l’année longue, pas seulement durant les fêtes. Récupérons le Forum ou l’Hôtel-Dieu et donnons-leur une vocation sociale noble branchée sur le bras d’Hydro. Le même concept pourrait être répété à la grandeur du pays. Maximisons nos ressources et passons aux actes !

Un coup parti…. Tous les nouveaux émigrants, familles ou individus devraient être pris en charge par des membres de notre société qui bougent et qui ont le cœur à la bonne place pour bien intégrer les nouveaux arrivants en partageant avec eux nos valeurs, créant ainsi un bel esprit commun à travers cette province qu’on dit nôtre. En retour, ces accompagnateurs pourraient avoir accès à des lacs, montagnes et autres lieux de villégiature où ils amèneraient leurs nouveaux amis émigrants afin de découvrir les grands espaces. Des patins, tuques et skis pour tout le monde !!!

Cela ne sont que des idées parmi tant d’autres mais qui pourraient très facilement être mises en place avec une volonté de création d’une ère nouvelle où tout le monde serait mis à contribution. Sortons les vidanges et commençons à recycler nos ressources et enterrons le système mis en place car il ne fonctionne que pour la croûte qui nous entoure. Avez-vous besoin d’un dessin ? Utopique certes mais réalisable si nous pouvons mettre les bonnes personnes en place.

JFD